Comment faire du WWOOFING : petite fiche pratique

par Inès
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Moutons dans un pré

Voilà quelques semaines que le projet de cet article me trotte dans la tête… on y est ! Il me tenait à coeur de vous faire (re)découvrir ce merveilleux organisme qu’est le WWOOFING, avec lequel je suis partie l’été dernier en Norvège. Il s’agit d’une manière particulière de voyager, et peut-être que ces quelques lignes susciteront des envies de partir, en France ou ailleurs…

 

❓ D’abord le WWOOFING, qu’est-ce que c’est ?

Le WWOOFING (WorldWide Opportunities On Organic Farms) est un réseau international, qui met en relation d’un côté des volontaires qui veulent vivre et apprendre dans des fermes biologiques, de l’autre des petites fermes qui cherchent ces volontaires pour les aider. Les uns apportent un coup de main, les autres en échange leur garantissent nourriture, logement et formation.

Cela peut être un élevage de moutons en Norvège (Exemple personnel ? Non non, je ne vois pas de quoi vous voulez parler… 😉), comme un vignoble en Italie, une exploitation maraîchère au Brésil, une éco-construction en Mongolie, et j’en passe. Ce dont vous pouvez être sûr(e), c’est qu’aucune ferme ne ressemble à une autre ! Ce réseau est développé dans le monde entier, et la grande majorité des pays dispose d’un réseau de WWOOF.

 

💡 Est-ce que c’est fait pour moi ?

Si vous en avez envie, vraiment envie, alors oui ! Envie de vivre une expérience forte, de vous dépasser. Envie de partir, parfois seul(e) et parfois loin. Sachez que vous serez probablement amené(e) à travailler avec des charges lourdes ou dans des odeurs fortes, et que vos journées seront certainement bien remplies. Un bon WWOOFER est aussi autonome et attentif, car l’agriculteur n’aura pas toujours de temps pour vous. Le WWOOFING est fait pour vous si vous avez envie de découvrir des gens, des paysages, un patrimoine culturel… bref de découvrir et d’apprendre !

 

🛤 En quoi est-ce enrichissant et différent d’une autre manière de voyager ?

Le WWOOFING est une opportunité pour le dépassement de soi, pour évaluer ses limites. Vous en aurez conscience lors des travaux physiques et agricoles dont vous aurez la charge, et ce sera probablement l’occasion d’apprendre à mieux vous connaître. Ensuite, les fermes accueillent en général plusieurs WWOOFers en même temps. Vivre avec des gens du monde entier, et travailler en équipe est aussi un apprentissage très intéressant, ne serait-ce que culturellement et linguistiquement. Si vous êtes déjà sensible à la protection de l’environnement, le WWOOFING vous donnera des clés pour une exploitation agricole “eco-friendly”, et même pour votre quotidien citadin, grâce à des gestes simples.

 

🎒 Comment se lancer ?

D’abord, choisissez le pays qui vous fait de l’oeil. Vous serez alors dirigé(e) vers le site du WWOOF du pays en question ou sur le WWOOF Independent.

Inscrivez-vous en créant un profil. Il vous sera à cette occasion demandé une participation, à hauteur de 0 à 56 euros environ, suivant le pays. N’hésitez pas à en dire un peu sur vous, à mettre des photos… les agriculteurs n’auront que plus confiance en vous.

Ensuite, choisissez vos hôtes, soit en fonction de la région, soit en fonction de la production de leur ferme, en tous cas en fonction de leurs disponibilités. N’hésitez pas à envoyer beaucoup de demandes à différents hôtes qui vous plaisent, certains ne se connectant que peu ou ne répondant tout simplement pas.

Lors de la prise de contact avec votre hôte, posez toutes les questions auxquelles il pourrait répondre, surtout d’ordre pratique.

Enfin, faites votre sac, réservez votre trajet (à votre charge) et… c’est parti !

 

FAQ

J’ai listé quelques questions que vous devez encore vous poser. Si vous en avez d’autres, je me ferai un plaisir d’y répondre dans les commentaires.

⏰ Combien de temps puis-je rester en WWOOFING ?

Tout dépend de l’hôte, et surtout de vous. Certains ne restent que quelques nuits, d’autres restent parfois un an…

👶 A quel âge peut-on partir en WWOOFING ?

Pour la plupart des pays, il faut avoir au moins 18 ans. Cependant, un mineur peut être accepté s’il est accompagné (en fonction des pays). Et pas de limite d’âge pour les seniors ! Certains hôtes cherchent en effet des volontaires qui possèdent des compétences particulières, pas nécessairement pour des travaux physiques, au contraire !

👪 Peut-on partir en famille ?

Oui, tout dépend encore une fois des hôtes. Préférez dans ce cas des fermes où il y a des enfants, et qui sont d’accord pour vous accueillir tous.

🌏 Je voudrais faire du WWOOFING dans plusieurs pays pendant mon voyage… peut-on créer un profil international ?

Malheureusement non, il faut s’enregistrer pour chaque pays… sauf si vous êtes inscrit(e) sur le WWOOF Independent, où plusieurs pays qui n’ont pas leur propre site de WWOOF sont représentés au même « endroit ».

🇬🇧 Dois-je obligatoirement parler anglais ?

Si vous partez dans un pays où l’on ne parle pas votre langue, je vous conseille fortement d’avoir au moins des bases en anglais. C’est mieux de le parler couramment, car vous ne parlerez pas forcément la langue du pays, comme vos hôtes ne parleront peut-être pas la vôtre. Et beaucoup de sites de WWOOF sont en anglais !

 

🇳🇴 Mon expérience en quelques lignes

C’est à l’été 2016 que je me suis lancée dans l’expérience WWOOFING, tentée par le récit d’une amie partie en Angleterre dans ces conditions. Quelque chose m’a dit que ce serait un truc à vivre. Tant qu’à partir, je voulais découvrir des horizons qui m’étaient vraiment inconnus. Et puis la Norvège s’est imposée dans mon esprit, avec tout ce qu’elle revêt de mystère, de grandeur et je dirais même d’exotisme. Je me suis inscrite sur le site, ai envoyé quelques demandes, et puis ça y était !

D’abord une quinzaine de jours dans les environs paisibles d’Oslo, où nous étions plusieurs Wwwoofers, et puis une autre quinzaine de jours, complètement perdue (ou presque) sur une île des Lofoten… A la clé, des échanges humains extrêmement enrichissants, de l’apprentissage encore et toujours, un contact unique avec la nature (plantes et animaux), et j’en passe.

Bilan des courses: une aventure magique où j’ai découvert un peu d’un pays, de ses cultures, où j’ai découvert des gens et où j’ai beaucoup appris sur moi. Si c’était à refaire ? Je fonce !

 

Crédit photo : couverture.

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Aurélie 26 novembre 2018 - 9:53

Merci beaucoup pour cet article !
J’ai également pour projet de partir entre mars et juin 2019 en Norvège (idéalement en Laponie) pour faire du wwoofing. Connaissez vous des groupes ou sites dédiés pour discuter avec des personnes ayant déjà tenté l’expérience ou qui ont le projet d’y aller?
Partir 2 à 3 mois dans la même ferme est il conseillé ? Merci beaucoup 🙂

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Inès 3 décembre 2018 - 8:21

Bonjour Aurélie, oui en vous inscrivant sur le site du Wwoof Norvège (https://wwoofnorway.org/) vous avez la possibilité de discuter avec les Wwoofers qui sont déjà partis dans les fermes que vous avez repérées ou dans d’autres fermes du site. C’est sûrement le moyen le plus simple d’avoir des retours fiables puisque ces wwoofers sont aussi « notés » par les agriculteurs chez qui ils étaient. Vous pourrez aussi discuter avec des volontaires qui sont sur le départ comme vous 🙂
Vous pouvez bien-sûr partir 2-3 mois dans une ferme si vous le sentez ! Pensez à prévoir un « plan b » néanmoins si vous ne vous sentiez pas bien dans la ferme choisie.
A bientôt ! Inès

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Gaelle 26 novembre 2018 - 2:59

Bonjour,
J’envisage moi-aussi de me rendre en Norvège, sur une durée de 6 semaines en mai/juin 2019, en wwooffing. Je suis pressée de préparer mon voyage concretement, je m’y projette très facilement. Neanmoins, je me posais la question du moment auquel il est préférable de contacter les agriculteurs ? J’imagine que pour le moment , c’est bien trop tôt.
Merci par avance, à bientôt

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Inès 3 décembre 2018 - 8:20

Bonjour Gaëlle, Il n’est jamais trop tôt pour contacter les agriculteurs, certaines exploitations sont très demandées et les Wwoofers s’y prennent parfois très tôt 🙂
Au pire, ils vous répondront qu’ils n’ont pas encore d’éléments suffisants pour vous donner leurs disponibilités et vous les contacterez à nouveau plus tard! Tout dépend de l’organisation de chaque agriculteur… Bons préparatifs et à bientôt! Inès

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Marie 27 octobre 2018 - 21:12

Bonsoir,
Besoin de vos lumières et conseils…
Je projette un Woofing en Norvège en 2019, je pensais le programmer en Avril mais il n’y a apparemment que 6h ensoleillement et des températures qui peuvent être encore un peu rudes en cette période, j envisage donc de décaler ce projet en Mai, qu en pensez vous ?
Est il mal perçu de noter dans mon profil, le nombre d’heures de travail proposées par jour, j’ai une p’tite inquiétude quant à des abus éventuels. Y avez vous été confronté ??

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Inès 3 décembre 2018 - 8:22

Bonjour ! Tout d’abord le temps d’ensoleillement en avril dépend de si vous êtes vraiment au Nord de la Norvège au plutôt au Sud vers Oslo, mais il est certain que vous aurez plus de lumière en mai qu’en avril !
En principe les agriculteurs s’engagent par une charte à ne pas vous faire travailler plus d’un certain nb d’heures par jour, alors vous ne devriez pas avoir de problème de ce côté-là. Néanmoins vous pouvez toujours expliquer vos craintes à l’agriculteur avant de partir et ainsi vous assurer du programme qui vous attend sur place 🙂 Pour ma part je n’ai jamais été confrontée à des abus, mais ce qui est certain c’est que le programme dépend de la saison, des récoltes et du rythme propre de la ferme ! A bientôt . Inès

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Adèle 3 mars 2018 - 21:57

Bonjour ! Je comptais faire du WWOOFING cet été en Norvège et ton article m’a conforté dans ma décision 🙂
Je voulais savoir ce que tu as réellement fait durant ton séjour en Norvège en tant que WWOOFER ?
Et je me demandais si tu pouvais donner les contacts des hôtes puisque ça s’est bien passé avec toi et que ça donne vraiment très envie !
Merci d’avance pour tes réponses !

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Inès 6 mars 2018 - 7:34

Bonjour Adèle ! Ah super, je suis vraiment contente que cet article suscite des projets 🙂 pour les activités sur place : c’était essentiellement de l’entretien de potagers, nourrir les animaux et vente directe à la ferme de toutes les récoltes/ tous les produits. Tout dépend de ce que l’exploitation fabrique en fait. Sur le site du WWOOFING Norvège, tu peux même choisir l’exploitation en fonction des activités qu’elle a !
Pour les contacts : j’avais adoré mon séjour à Arstun Gård, près d’Oslo…
N’hésite pas à me tenir au courant et je serais ravie de répondre à d’autres questions si tu en as !
Bonne route,
Inès

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Manon 7 septembre 2017 - 18:01

Bonjour. Je voulais savoir si lors de notre arrivée à l’aéroport ou à la gare, nos wwoofers venaient nous chercher ou s’il fallait aller à la ferme par nos propres moyens?
Super article qui a répondu à beaucoup de mes questions !

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Inès 11 septembre 2017 - 9:29

Bonjour Manon ! Merci pour votre commentaire ! 🙂 En ce qui concerne mon expérience, j’ai dû me rendre seule dans la première ferme, pour l’autre on est venu me chercher au ferry. Je pense que tout dépend de la situation géographique de la ferme, si elle facilement accessible on ne viendra pas chercher les wwoofers, sinon oui. Mais à voir avec les agriculteurs au cas par cas pour savoir à quoi s’attendre 🙂

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