Que faut-il voir à Rome pour la première fois ? Nos sept incontournables

par Rédaction
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Rome est une ville extraordinaire, d’une richesse historique inégalée. Chaque bout de rue raconte quelque chose, et chaque pierre donne l’impression que ce qui a été commencé il y a 28 siècles résonne encore aujourd’hui : ce n’est pas pour rien que la capitale de l’Italie est surnommée « la ville éternelle ». Mais tout le monde (hélas) n’a pas une vie entière à consacrer à sa visite ! Voici notre très courte sélection de ce qu’il faut voir à Rome en 2 ou 3 jours. Histoire d’avoir envie de revenir, encore et encore…
 

Le Colisée, emblème de Rome


Le Colisée est un des monuments les plus fascinants d’Europe. © Stefano Tammaro – stock.adobe.com

Le Colisée (en italien Colosseo), situé en plein cœur de la ville, est un amphithéâtre en forme d’ellipse. Il était à l’origine utilisé pour les combats de gladiateurs, les chasses d’animaux sauvages ou encore pour des pièces de théâtre dramatique retraçant des épisodes de la mythologie. Au Moyen Age, il a été tour à tour utilisé pour y installer des habitations, une forteresse, ou encore des sanctuaires…

Aujourd’hui, le Colisée est une attraction touristique si populaire qu’il a été choisi pour figurer sur la pièce italienne de 5 centimes d’euros. Il est devenu l’un des repaires favoris des chats romains. Si il a l’air démoli, c’est que ce gigantesque monument a vécu des tremblements de terre, mais aussi qu’à certaines époques les pierres étaient récupérées pour d’autres constructions.

Le dicton « Si le Colisée s’effondre, Rome tombera et ce sera la fin du monde », que les Romains répètent depuis des siècles a, semble-t-il, été pris au sérieux : le plus grand amphithéâtre jamais construit dans l’empire romain fait l’objet d’une gigantesque compagne de restauration. A cette occasion, de nouveaux espaces ont été ouverts au public, dont le troisième étage, qui culmine à trente-trois mètres du sol, mais aussi les « cryptes » qui abritaient les coulisses des spectacles de gladiateurs et de fauves.
 

La place Navone, à l’heure de la dolce vita


La place Navone, son élégance et sa foule enjouée… © kasto – stock.adobe.com

Cette place somptueuse (Piazza Navona en italien) est certainement aussi l’une des plus célèbres de Rome. Elle fut édifiée sur les cendres du cirque de Domitien, dont elle épouse les extrémités arrondies. Longue de près de 240 mètres, la place fut réaménagée lors de la Renaissance puis à l’époque baroque, avec notamment l’installation d’un important marché.

Toujours animée, c’est le décor de terrasses de cafés chics et d’expositions d’artistes. Elle est habillée par les volutes de l’église de Sainte-Agnès mais aussi et surtout par trois superbes fontaines baroques, dont la plus remarquable est la fontaine des Fleuves, réalisée par Le Bernin en 1650.

Cette place compte aussi parmi les lieux de rencontre préférés des Romains durant les fêtes de carnaval, de Noël ou de l’épiphanie.
 

La fontaine de Trevi, porte-bonheur romain


La fontaine de Trevi a le pouvoir de vous faire revenir à Rome… Qui s’en priverait ? © Patryk Kosmider – stock.adobe.com

La fontaine de Trevi (en italien : Fontana di Trevi), située en plein cœur de la ville, est la plus connue de Rome et sans aucun doute un vrai symbole de la Rome papale du XVIIIe siècle. Monumentale et adossée à un palais, elle raconte à travers ses magnifiques bas-reliefs l’histoire de la jeune Trevi, qui aurait révélé l’emplacement de la source à des soldats romains pour sauver sa virginité…

On y voit, entre autres personnages, un Neptune triomphant qui domine des chevaux marins, encadré par un arc de triomphe. La construction de cette fontaine a duré 23 ans, et vu passer pas moins d’une dizaine d’architectes !

La tradition veut que quiconque passe par cette fontaine s’assoit dos à elle, et lance une pièce de monnaie par-dessus son épaule droite. Ainsi, un vœu sera exaucé, et le visiteur viendra la rechercher lors de son prochain passage à Rome. La fontaine est également protagoniste d’une scène inoubliable du film de Fellini, La Dolce Vita.
 

La Vatican, Rome dans toute sa démesure


La basilique et la place Saint-Pierre, le palais Apostolique et ses musées en un coup d’oeil © aerial-drone – stock.adobe.com

La basilique Saint-Pierre de Rome (basilica di San Pietro) est située au Vatican, dans l’ouest de la vieille ville. Elle est l’église principale du catholicisme, son centre spirituel et aussi le plus grand de ses édifices. Son architecture, sa beauté et sa richesse en font l’une des étapes incontournables d’un séjour à Rome. Les colonnades de la place Saint-Pierre font partie des images les plus évocatrices de Rome.

Selon la tradition, la basilique Saint-Pierre a été construite sur le tombeau de l’apôtre Pierre qui daterait de l’an 60. Après plus qu’un millénaire d’histoire, le bâtiment avait atteint un degré de dégradation avancé lorsque le pape Nicolas V a décidé une restauration radicale. À partir de 1506, plus de cent ans et de nombreux changements de plans archtitecturaux furent nécessaires pour réaliser les travaux de l’église. Les plus grands artistes du temps ont travaillé à son chevet, parmi lesquels Bramante, Raphaël, Michel-Ange, Sangallo le Jeune, Della Porta, Maderno…

Autre perle du plus petit État de la planète : les musées du Vatican, qui accueillent en leur sein la célébrissime chapelle Sixtine (Capella Sistina). Les peintures de la voûte ont été rélaisées par Michel-Ange entre 1508 et 1512. Elles illustrent principalement la Genèse et des épisodes de l’ancien testament. Une des scènes les plus connues, celle de la création d’Adam, est probablement l’une des plus émouvantes de la Chapelle.

Si vous recherchez un peu de calme, le Vatican saura vous séduire avec ses magnifiques jardins (en italien : Giardini Vaticani), qui couvrent plus de la moitié de sa superficie. Les jardins et parcs ont été créés à la Renaissance et à la période baroque et sont décorés avec des fontaines et des sculptures. Le jardin a une flore variée et la zone est même considérée comme un biotope.
 

Les escaliers de la place d’Espagne, un bout de France à Rome


Rome au printemps : les azalées aux escaliers de la place d’Espagne. © Paolo Savegnago – stock.adobe.com

On le sait peu mais ceux qu’on appelle traditionnellement les « escaliers de place d’Espagne » sont en réalité intimement liés… à la France. Construits aux XVIIIe siècle par un diplomate français, ils permettaient de rejoindre en beauté l’église de la Trinité-des-Monts qui est encore aujourd’hui une des églises françaises de Rome.

À ses pieds se trouve la fontaine de la Barcaccia, qui représente une barque… prenant l’eau. Elle est due au père du Bernin, célèbre achitecte et sculpteur de la Rome baroque. La perspective gracieuse qui mène le regard jusqu’à la Trinité-des-Monts s’enrichit au printemps d’une flopée d’azalées. C’est alors l’une des visions les plus romantiques de la capitale italienne.

Attention toutefois : l’époque où les escaliers étaient le repaire privilégié des touristes fatigués est révolue. Il est interdit de s’y assoir et d’y manger ou boire. Les carabinieri veillent et l’L’amende est plutôt salée…
 

La Piazza del Popolo, cœur battant de Rome


La Piazza del Popolo est une invitation à la rencontre. © catherina – stock.adobe.com

Située à l’extrémité nord du centre historique, au pied de la colline du Pincio et pas très loin de la place d’Espagne, la monumentale Piazza del Popolo est un des lieux de rencontres préférés des Romains. Elle tient bien son nom de « place du Peuple », mais si son origine se trouve plutôt dans un peuplier (également Popolo en vieil italien) qui poussait jadis à cet endroit.

La Piazza del Popolo fut réaménagée à la toute fin du XVIIIe siècle. Elle est encadrée par les églises jumelles de Santa Maria di Montesanto et de Santa Maria dei Miracoli, ainsi que celle de Santa Maria del Popolo. En son centre trône un obélisque égyptien. Deux fontaines de Valadier animent la place de leurs bruissement.

La Piazza del Popolo est traditionnellement associée aux jeux et aux foires, et elle en gardé cet esprit bon enfant, voire irrévérencieux. C’est aussi un accès privilégié pour le havre de paix et de verdure que sont les jardins de la villa Borghese.
 

La vérité si je mens : la Bocca della Verità


La Bouche de la Vérité, ou quand une plaque d’égoût détecte les menteurs ! © cge2010 – stock.adobe.com


Il y aurait tant d’autres lieux incontournables à mentionner… Pour finir, nous choisissons pourtant un endroit plus « léger » : la « bouche de la vérité » (Bocca de la Verità). Elle est située sous le porche de l’église de Santa Maria in Cosmedin, dans la partie Sud du centre historique de Rome, à proximité du Tibre.

Bien qu’il s’agisse d’une église particulièrement intéressante, elle est peu connue. Cela ne l’empêche pas d’attirer une foule considérable de touristes… venus pour glisser leur main dans cette fameuse bouche ! Selon la croyance populaire répandue au Moyen Age, ce grand disque de marbre antique sculpté d’un visage (un triton ou Neptune) mord la main des menteurs. Sous l’Antiquité, ce disque servait pourtant simplement de plaque d’égoût ! Aujourd’hui, deux temples romains intacts ainsi qu’une fontaine baroque agrémentent ce petit square exceptionnel.
 
Et vous, quel est votre coin préféré de Rome ?
 


Photo de couverture : le pont Saint-Ange et la basilique Saint-Pierre au soleil couchant | © Chicca – stock.adobe.com

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