Sur les lieux de tournage de « Solo : A Star Wars Story »

par Pierre
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Sommets des Dolomites en Italie.

On connaît tous la trilogie Star Wars… qui s’est beaucoup développée depuis que les droits d’auteur ont été rachetés par Walt Disney en 2012 au créateur de la saga, George Lucas, pour la modique somme de 4 milliars de dollars. Parmi les films qui en sont dérivés, il y a Solo : A Star Wars Story, qui narre le passé de Han Solo, un des acteurs majeurs de la Guerre des Étoiles. Un grandiose site naturel d’Europe a servi de décor au film : le massif des Dolomites, en Italie

 

QUI ES-TU, HAN SOLO ? UN PETIT RÉSUMÉ DU FILM…


On le connaît bien, ce Han Solo, magistralement incarné dans la trilogie initiale par Harrison Ford : tête brûlée, excellent pilote, charmeur, impertinent, toujours accompagné de son grand ami et « wookie » (une sorte de gorille à longs poils) Chewbacca et indissociable de son vaisseau spatial, le Faucon Millenium, avec lequel il sillonne la galaxie.

Un personnage à la mesure de Harrison Ford… En effet, celui-ci a obtenu le rôle un peu par hasard, et au culot. Charpentier, il faisait des travaux de réparation chez un certain George Lucas, lorsqu’il s’immisca dans le processus de recrutement des acteurs. Après un essai, George Lucas lui proposa le rôle de Han Solo, au nez et à la barbe de grands noms comme Al Pacino ou Nick Nolte !

Sauf que… Dans Solo : A Star Wars Story, Han Solo n’est pas incarné par Harrison Ford, mais par Alden Ehrenreich. Et pour cause : le film entreprend de revenir sur le passé de ce personnage un peu (trop) hâbleur, et d’en faire tomber le masque.

Donc, pour résumer : il y a longtemps Han Solo n’était finalement qu’un contrebandier sans envergure particulière, sûr de son talent, mais à qui il manquait une grande cause. Dans la guerre galactique qui oppose de partout l’Empire et divers groupes de rebelles, il s’engage sans grande conviction aux côtés des uns et des autres, en fonction des aléas et des opportunités…

Lorsqu’il met la main sur un stock de coaxium, un rare et puissant carburant pour les vaisseaux spatiaux, débute une grande course-poursuite interstellaire, faite de coups de théâtre, d’amitiés et de trahisons… Mais au moins va-t-il enfin pouvoir s’engager dans une aventure à sa (dé)mesure.

 

TROIS PAYS POUR UN TOURNAGE DIFFICILE


Sorti sur les écrans en France en mai 2018, Solo : A Star Wars Story a été tourné pendant presque toute l’année 2017. Sa source d’inspiration est très clairement l’univers du western, mais aussi les livres d’aventure comme L’Île au trésor de Robert Louis Stevenson.

Cependant, le tournage du film a failli virer au fiasco. En effet, de nombreux différends entre la production et la direction artistique a entraîné le limogeage des réalisateurs initiaux, Chris Miller et Phil Lord. Ils furent remplacés au pied levé par Ron Howard au mois de juin, ce qui provoqua nombre de changements d’équipes et de décors, l’improvisation totale de certains dialogues, un report de la date de fin de tournage, un dérapage important du budget…

Cet opus, qui se distingue visuellement par son ambiance gris-bleuté quasi omniprésente, est aussi décrit comme l’un des moins maîtrisés et moins surprenants de la grande saga Star Wars.

 

En Angleterre

Il faut savoir que la majorité du film a été tournée en studio, dans les studios Pinewood à l’ouest de Londres. À noter toutefois une autre étape anglaise pour le film : l’ancienne centrale thermique de Fawley, sur la côte sud, face à l’île de Wright. Désaffectée depuis 2013, elle a servi à représenter la planète Corellia, où est né Han Solo. C’est logiquement sur elle que débute l’intrigue du film.

 

En Italie, dans le massif des Dolomites

Les Dolomites servent en effet de décor pour la planète Vandor-1, où Han Solo attaque un train pour voler le coaxium (attaque qui s’avérera un échec et la source de toutes ses tribulations). 

Situé tout au nord de l’Italie, les Dolomites se distinguent du reste des Alpes par leur profil singulier. Ici, pas vraiment de montagnes au profil « classique » mais un ensemble de sommets vertigineux, de falaises de calcaire verticales, qui jaillissent du sol vers le ciel comme des menhirs, ou comme les dents d’une mâchoire.

Falaises dans les Dolomites.

Au pied des Tre Cime di Lavaredo…

Les Dolomites sont de fait un massif extrêmement minéral. C’est un ensemble grandiose et désertique, qui se révèle majestueux ou inquiétant en fonction de la lumière, du moment de la journée, des conditions météo… Parmi ses sommets incontournables, on peut citer le Sciliar, le Sassolungo et surtout les Tre Cime di Lavaredo : ces trois pics acérés, dont le central culmine à 2999 mètres, sont les emblèmes des Dolomites. C’est aujourd’hui un paradis pour les alpinistes et sont réputées pour l’extrême difficulté de leur escalade (notamment la Cima Ovest). 

Le tournage de Solo : A Star Wars Story a été fait au Monte Piana, d’où la vue sur les Tre Cime est magnifique. 

Autre aspect des Dolomites, qui ont également servi de cadre aux aventures de Han Solo : les étonnants vestiges de la Première Guerre mondiale. En effet, en 1915, l’Italie entre en guerre aux côtés des Français, contre l’Allemagne et son voisin le plus immédiat : l’empire d’Autriche-Hongrie. Les Dolomites deviennent alors un champ de bataille.

Casemate dans la montagne.

Les fortins de la Première Guerre mondiale : un autre visage des Dolomites…

On s’est battu ici, à plusieurs milliers de mètres d’altitude, au-dessus de Cortina d’Ampezzo (aujourd’hui une célèbre station de sports d’hiver, qui a accueilli les Jeux Olympiques d’hiver de 1956 !). Il en reste des tranchées, des fortins, des traces de bombardements. Les soldats tracèrent de nombreux chemins d’approvisionnement qui sont devenus aujourd’hui les chemins de randonnée qui sillonnent le massif… 

 

En Espagne, sur l’île de Fuerteventura

C’est ici que s’achève le film Solo : A Star Wars Story. C’est la planète Saraveen, là où Han Solo et son Faucon Millenium atterrissent après avoir faussé compagnie aux vaisseaux de guerre de l’Empire. Sur cette planète se trouvent une raffinerie qui permet d’exploiter le coaxium sur lequel Solo a finalement réussi à s’emparer… mais aussi des rebelles qui révèlent à Solo leur identité, décidant celui-ci à prendre pour de bon leur parti.

Fuerteventura loin des touristes : le cadre austère et magique de la péninsule de Jandia.

C’est île de Fuerteventura, dans ↘️ l’archipel des Canaries, qui a été choisie pour incarner Saraveen. Et plus précisément le site de Cañada de la Barca, dans le parc naturel de la péninsule de Jandia, qui marque l’extrémité sud de Fuerterventura.

Le parc naturel abrite une chaîne d’austères sommets sombres et décharnés qui achève sa course dans l’océan. La péninsule, ouverte à tous les vents et piquée de petits cactus, permet de s’approprier une Fuerteventura hors des sentiers battus, un peu lunaire, en tout cas bien loin du tourisme de masse…

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Lydia 28 septembre 2018 - 14:05

vraiment sympa les photos sont magnifiques

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