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Voyage en Italie : faut-il visiter Milan ? (grande question)

Voilà une ville que vous auriez peut-être évitée. Milan. L'Italie sans être l'Italie, en gros. Elle n'est ni solaire comme Rome ou Naples, elle n'est pas irremplaçable comme Venise, elle n'est pas douce comme Florence. Il est vrai aussi que pendant longtemps, la capitale lombarde, et aussi capitale économique de la Botte, n'a pas non plus spécialement cherché à attirer. Pour l'aimer, il fallait faire un effort, pousser ses portes et s'y perdre, ou être dingue de shopping ou de luxe.

Alors, j’y vais ou j’y vais pas ? Je vous laisse ici mon point de vue, auquel je vais mêler aussi celui de Français que je connais et qui y vivent. Ça a son importance dans le cas de Milan, vous allez voir.

Un patrimoine exceptionnel...

Bien sûr, ce qui attirera en premier chef à Milan, notez que les Milanais disent plus volontiers "Milàn" que "Milano", c'est bien entendu son extraordinaire cathédrale qui trône au cœur de la ville, sur la Piazza del Duomo. Commencé en 1386, ce projet titanesque se devait d'être à l’image de la richesse et de la puissance de Milan. Il se prolongera pendant plus de quatre siècles. C'est Napoléon qui ordonnera l'achèvement de sa façade en 1805.

Ce monument est proprement délirant, constant mélange d'une cathédrale gothique et d'un temple romain. L'église croule littéralement sous les ornements sculptés. Mais si elle est claire et grâcieuse à l'extérieur, elle se révèle étonnamment lourde et sombre à l'intérieur. Ne manquez pas par contre la promenade sur les terrasses de la cathédrale. L'attente peut être longue mais la déambulation sera inoubliable à travers la stupéfiante forêt de dentelles de pierre. Et si vous avez de la chance, par beau temps, vous aurez droit à une vue sur les Alpes.

Sinon, comment oublier la somptueuse galerie Vittorio Emanuele II, qui nous rappelle furieusement celle de Naples. L'ancien château des Sforza, c'est aujourd'hui un musée, qui régnèrent sur la ville à la Renaissance. La pinacothèque de Brera. La Piazza Mercanti. Ou l'opéra de la Scala. Les antiques églises de Sant’Ambrogio et de San Lorenzo. Celle de Santa Maria delle Grazie et sa célèbre fresque de la Cène, de Léonard de Vinci.

... Mais pas un ensemble

Eh non, Milan n'est pas un musée. Mais alors, pas du tout. Il faut un très gros effort d'imagination pour envisager la Lombardie comme un pays de Cocagne et se projeter les Alpes en toile de fond milanaise. Oui, Milan est grisâtre. Oui, l'arrivée même dans la ville n’est pas belle. Tout paraît terne, monotone, ennuyeux. Enfin, c'est mon avis. Nulle part on ne ressent l’Histoire comme à Rome, Venise ou Florence.

Pour tout dire, on a du mal à imaginer cette ville en foyer artistique, politique et commercial convoité par tous. Mais les Milanais ne disent pas autre chose. Il n'y a pas tromperie sur la marchandise. Je me souviens d’une de leurs brochures touristiques : "À Milan, vous trouverez de tout, du beau et du laid, du riche et du pauvre, du magnifique et du raté, de l’ancien et du moderne, etc.", quelque chose du genre. J’avais bien aimé ce regard lucide, et ça m’avait donné envie de découvrir cette ville qui avait choisi de se livrer telle qu’elle est. C'était en tout cas original dans l'approche touristique.

Des rues animées ! Trop ?

Comme on ne vit pas dans un musée, les Milanais ont lâché les chevaux. Milan, c'est bruyant, et le mot est parfois faible. Il n’y a pas cet effet Rome ou Venise, la foule disparaît comme par enchantement dès qu’on prend une rue de traverse. Il n'y a pas vraiment d'échappatoire.

Les grandes rues commerçantes ressemblent à toutes les grandes artères commerçantes du monde aujourd’hui. Le reste n'est pas forcément clinquant. Si on aime le charme, ça coincera. Si on ne recherche pas les vieilles pierres, on adorera sans aucun doute cette vie qui bouillonne à chaque coin de rue.

Innovation et dolce vita : la philosophie du hérisson

Le saviez-vous ? L'extraordinaire cathédrale de Milan n'est pas éternelle. Elle a été construite dans un marbre tellement fragile que personne ne sait ce qu'il adviendra du "hérisson", le surnom du bâtiment, quand la carrière de Candoglia sera épuisée. Pas grave, on inventera autre chose. Milan n'est pas, n'est plus, une ville du passé. Alors on innove. On imagine. On tente. C'est ça, Milan, et c'est peut-être pour cela que Léonard de Vinci y passa près de vingt ans de sa vie.

Les meilleurs ambassadeurs de Milan que je connaisse sont des Français qui y vivent, et leur regard est différent et important. Ils ont eu le temps d’apprivoiser la ville. Ils louent sans réserve toutes les possibilités qu’elle offre, sorties, culture, quartiers branchés. Toutes ces choses auxquelles le touriste de passage n’aura pas forcément accès. C’est le privilège des habitants. Ils ne nient pas que le coup de cœur n’est pas immédiat, mais ils ne pourraient plus s’imaginer vivre ailleurs aujourd’hui.

Une de ces connaissances rencontrées à Rome m'avait estomaqué. Elle regrettait Milan. Mais. Mais. Avais-je bafouillé, quasiment en PLS. Mais comment peut-on regretter Milan quand on vit à Rome, la plus belle ville du monde.

Un coup de cœur tout de même : les Navigli

Au sud de la vieille ville, un coup de cœur aussi. L'Exposition universelle de 2015 a été l'occasion pour la métropole lombarde de se refaire une beauté, et notamment de recréer une partie de son ancien réseau de navigli. Il s'agit des canaux qui servaient à approvisionner la ville depuis les campagnes environnantes.

Seuls deux ont réussi à survivre jusqu'à aujourd'hui. Ils sont de paisibles, enfin selon l’heure de la journée et de la nuit, allées aquatiques, bordées de cafés et de restaurants. Elles apportent une belle touche de douceur dans une ville plutôt minérale.

Conclusion

Milan n'est pas un cliché. Difficile de dire si on aime ou pas. C’est l’Italie mais en même temps, ce n’est pas l’Italie qu’on cherche et qu’on attend forcément. Tant mieux d’un côté, car on s’ouvre à la surprise, mais vous aurez compris que pour moi, ce n’est pas un coup de cœur.

Ou pourquoi pas pour quelques heures, en tant que point de départ pour un périple vers les lacs italiens ou la Ligurie voire les Cinque Terre.

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