Location de voiture : le bilan de l’été 2018

par Pierre
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Dessin de route en été.

Voilà, il est l’heure pour Carigami de tirer un bilan de la location de voiture pour l’été 2018 écoulé. À première vue, il n’y a pas de grands changements à y déceler. En y regardant de plus près, il y a tout de même trois grands enseigements à en tirer, sans doute valables pour l’ensemble du secteur touristique.

Place Dans le monde 
(tendance / été 2017)
En France
(tendance / été 2017)
1️⃣ France ➡️ Paris ➡️
2️⃣ USA ➡️ Bastia ↗️
3️⃣ Italie ➡️ Ajaccio ↘️
4️⃣ Portugal ➡️ Marseille ➡️
5️⃣ Espagne ➡️ Nice ➡️
6️⃣ Canada ➡️ Bordeaux ↗️
7️⃣ Grèce ➡️ Figari ↘️
8️⃣ Écosse ➡️ Lyon ↗️
9️⃣ Croatie ➡️ Toulouse ↘️
? Irlande ➡️ Nantes ↗️

Méthodologie : classement établi sur le volume de prises en charge de véhicules de location entre le 20 juin et le 20 août 2018 et 2017.

 

Un recentrage sur l’Europe

Rien ne change dans le classement mondial par rapport à 2017 ? Eh bien, cela signifie que le Maroc est désormais définitivement sorti du top 10, après y avoir été depuis les origines de Carigami… Est-ce le signe d’un désamour des Français envers le royaume chérifien ? Pas du tout ! Ils n’ont même jamais été aussi nombreux à s’y rendre !

C’est juste que désormais, d’autres destinations dépassent le Maroc en volume de locations de voiture. Et ces destinations sont des contrées d’Europe du Nord, qui tordent le cou au cliché des vacances d’été propices aux voyages lointains ou au farniente au soleil…

Malgré les incertitudes liées au Brexit, l’Irlande et l’Écosse consolident leur place dans notre palmarès. Ils sont la preuve que les Français ont élargi la palette de leurs horizons à l’occasion des sacro-saintes grandes vacances. Allez se faire rincer pendant 15 jours dans les Highlands au mois d’août, c’est désormais cool (et entre nous, c’est tant mieux : l’Écosse, c’est magique, ndlr).

 

Le low cost, un acteur touristique incontournable 

Eh oui. Si l’Écosse et l’Irlande tirent à ce point leur épingle du jeu, c’est en grande partie grâce au secteur low cost qui y puise quasiment ses racines.

Les aéroports d’Édimbourg, Glasgow, Dublin et Cork sont très bien desservis par les compagnies aériennes à bas prix, de même que par les loueurs de voiture low cost. À noter que l’un ne va pas sans l’autre, le low cost n’étant plus un poste d’économie sur l’un ou l’autre des aspects du voyage, mais une chaîne entière de consommation.

Ceci a permis à des destinations pourtant traditionnellement plus chères que la France (comme l’Écosse ou l’Irlande), de devenir attractives et concurrentielles face à des pays réputés bon marché, et où les prix grimpent d’année en année (exemple : la Croatie, aujourd’hui dépassée par l’Écosse dans notre classement, et ce pour une durée de séjour similaire : environ 9,5 jours).

 

Les Gaulois savent changer leurs habitudes (eh oui…)

Et si on peut passer aujourd’hui des vacances en Écosse sans forcément dépenser plus qu’en Croatie, c’est parce que les Français anticipent de plus en plus leur réservation. Leur réputation d’insouciance et de réservation de dernière minute est de moins en moins vraie.

La raison en est simple : les économies réalisées en réservant une voiture à l’avance sont substantielles, et ceci sans devoir rogner la durée de leur location de voiture (celle-ci restant remarquablement stable quelle que soit la destination).

Quelques chiffres qui illustrent ces faits :

  • Pour les USA, les voyageurs Français ont loué leur véhicule en moyenne 73 jours à l’avance pour leur séjour de cet été 2018 (contre 57 jours en 2017 et 2016).
  • Pour le Québec c’est 56 jours (c’était 48 jours en 2016).
  • Pour l’Écosse, et pour faire jouer au maximum l’effet low cost, c’est 66 jours pour l’été 2018 contre 36 jours en 2016.
  • Pour l’Islande, au bord de l’asphyxie touristique, c’est carrément 88 jours pour un séjour en cet été 2018 contre 58 jours il y a trois ans !
  • La tendance s’observe aussi pour la Corse, où la demande se heurte à une offre en rupture de stock l’été. Du coup, les Français ont loué leur voiture à Ajaccio ou Bastia 72 jours à l’avance pour leur vacances d’été 2018, contre 60 jours il y a deux ans.
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